Pandémie de la COVID-19
Selon l'INESSS, le nombre d'hospitalisations devrait continuer à diminuer
Les hospitalisations devraient être en baisse marquée d’ici deux semaines, mais pas assez pour sortir le réseau du niveau 4 de délestage, le niveau maximum où il se trouve présentement.
L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) a rendu publiques jeudi ses projections pour les deux prochaines semaines, mais celles−ci sont basées sur les données en date du 21 janvier, soit vendredi dernier. L’INESSS prévient donc que «les intervalles de confiance de ces projections sont assez larges», ce qui signifie que la marge d’erreur est grande, et ce, dans les deux sens.
De plus l’Institut note que ces projections ne tiennent pas compte de la rentrée scolaire qui a eu lieu le 17 janvier et dont l’impact sur la pandémie à terme n’est pas encore connu, d’où son avertissement que ses projections «doivent être interprétées avec prudence».
En détail, l’INESSS s’attend, d’ici à deux semaines, à ce que le nombre d’hospitalisations diminue d’environ 170 par jour. Cette réduction devrait se traduire par une occupation de lits réguliers occupés par des patients COVID d’environ 2500, comparativement à 3153 en date de jeudi.
Bien que cette diminution soit significative, l’INESSS précise bien que ce niveau est «toujours au−delà du niveau 4» de délestage tel que le définit le ministère de la Santé.
Du côté des soins intensifs, l’organisme entrevoit une occupation d’environ 250 lits, alors que ce nombre était de 235 jeudi à la suite d’une baisse de 17 par rapport à mercredi.
Enfin une baisse
Par ailleurs, le portrait de la situation durant la semaine du 15 au 21 janvier présenté par l’INESSS souligne à grands traits que «pour la première fois depuis plus de deux mois, le nombre d’hospitalisations était en baisse de 23 % par rapport à la semaine précédente» et que cette baisse «s’observe dans tous les groupes d’âge et dans toutes les régions».
L’Institut note que le pourcentage des personnes hospitalisées qui nécessitent un séjour aux soins intensifs (11 %) demeure stable, ce qui tend à donner raison à ses projections, qui font aussi état d’une stabilité en nombre absolu, bien que si le nombre absolu demeure stable et que les hospitalisations diminuent, cela se traduira par une augmentation du pourcentage.
Enfin, l’INESSS précise que «plusieurs personnes sont hospitalisées pour une raison autre que la COVID mais sont ensuite déclarées positives (diagnostic secondaire) lors de leur admission ou durant leur séjour. Cette proportion pourrait représenter près de 50 % des lits réguliers et plus de 25 % des lits aux soins intensifs».
Pierre Saint−Arnaud, La Presse Canadienne
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