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À exercer au moment jugé opportun

Mandat de grève de cinq jours pour les enseignants du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu

Mandat de grève de cinq jours pour les enseignants du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu
Photo: Archives

Au terme de leur assemblée générale qui s’est déroulée lundi soir, les membres du syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu se sont dotés d’un mandat de grève de cinq jours à exercer au moment jugé opportun. 

« Ça fait plus d’un an que notre convention collective est échue, ça fait plus de 18 mois que nous négocions dans un contexte de pandémie et malgré cela, on sent que le gouvernement n’est pas en mode solutions et joue la carte de l’usure avec nous. Par exemple, le 31 mars dernier, le Conseil du trésor a déposé une contre-proposition qui, à quelques différences près, était comme celle que nous avons rejetée en mai 2020! Nous avons donc assisté à une Amascarade orchestrée par le gouvernement, un exercice de relations publiques sur le dos des travailleuses et travailleurs. On considère que c’est assez, on souhaite que ça débloque », explique Héloïse Moysan-Lapointe, présidente du SEECSJR. 

Le syndicat estime que le gouvernement ne peut plus reléguer les enjeux de la négociation à l’arrière-plan et doit se mettre en mode écoute. 

« On ne peut pas nager en pleine incertitude et continuer à faire un simulacre de négociation. Que ce soit pour la question de la précarité, notamment pour les chargé.es de cours à la formation continue, ou encore sur les enjeux touchant les techniques lourdes de la santé, les coordinations de département, les ressources pour les étudiantes et les étudiants en situation de handicap, ou encore sur la liberté académique, on doit avancer. Nous n’accepterons plus de faire du surplace », ajoute Mme Moysan-Lapointe. 

Avec l’obtention de ce mandat de grève, les membres du syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu souhaitent envoyer un message sans équivoque. « Le gouvernement se trompe s’il pense que la dernière année aura eu raison de nos convictions. Au contraire, l’expérience de la dernière année a confirmé la nécessité de soutenir notre réseau collégial », conclut Mme Moysan-Lapointe. 

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