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Fouet, fourchette et grand stress!

Samuel Sirois, sous-chef exécutif au Manoir Rouville-Campbell, et Nikolas Laprise, premier cuisinier, ont chauffé les chaudrons à la sélection canadienne en vue du Bocuse d’Or.
Photo: Courtoisie

Samuel Sirois, sous-chef exécutif au Manoir Rouville-Campbell, et Nikolas Laprise, premier cuisinier, ont chauffé les chaudrons à la sélection canadienne en vue du Bocuse d’Or.

Il ne faut pas avoir les pieds dans les plats pour participer aux sélections du Bocuse d’Or, la plus importante compétition culinaire au monde. Deux experts de la brigade du Manoir Rouville-Campbell n’ont pas eu froid aux yeux et ont donné tout un « chaud », le 16 novembre.

Il s’agissait de la première compétition à laquelle participait l’établissement de Mont-Saint-Hilaire. Samuel Sirois, sous-chef exécutif au Manoir Rouville-Campbell, et Nikolas Laprise, premier cuisinier, ont donc chauffé les fourneaux du Centre de formation professionnelle Jacques-Rousseau, à Longueuil.

Ce sont finalement le chef Laurent Godbout et son commis, Adam Martin, qui représenteront le Canada au Bocuse d'Or à Lyon, en France, en janvier 2015.

« On se sent petit lorsqu’on participe à un tel concours pour une première fois. C’est difficile, car on ne sait pas à quoi s’attendre. C’est l’inconnu. Tout est fait sur place, en cuisine. On arrive et il n’y a rien de prêt. On a six heures pour réaliser nos plats. C’est très serré, il ne faut pas se tromper », raconte Samuel Sirois.

Pour devenir la crème de la crème, l’entraînement est complexe et ardu. Les participants doivent cuisiner avec des aliments imposés et, surtout, ne pas laisser la moutarde leur monter aux nez en cas d'erreur!

« Nous avons travaillé environ 80 heures par semaine, du 8 octobre au 15 novembre, en vue de cette compétition. Malgré tout, on n’était pas assez préparé pour une telle compétition. Si j’avais à refaire le concours demain matin, un paquet de choses seraient différentes, soit l’organisation, le temps de pratique et le choix d’éléments », poursuit le sous-chef, ajoutant que cinq erreurs de manipulation l'ont empêché de terminer son plat de poisson.

Samuel Sirois dit vouloir s'exercer davantage en vue de la prochaine sélection, en 2017. « Ça me donne quatre ans pour savoir où je m’en vais. C’est vraiment un honneur de pouvoir participer à ce concours. À la suite de mon expérience, je crois que je peux y arriver. Ça va prendre énormément de travail, mais on est dans la bonne direction. »

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