Des données qui correspondent à la réalité?
Jade Langlois-Leclerc, Noémy Fortin-Hurtubise, Cynthia Mongeau et Maxim Lafrance-Côté ont accepté de commenter le dossier de TC Média sur le profil type des adolescentes de 16 ans.
Les héritières de la génération « sexe, drogue et rock and roll » ont échangé le dernier mot de cette maxime par « techno ». Comme le disent les adolescentes de la région rencontrées par le Vallée-du-Richeleu Express.ca, le commando 2.0 entre maintenant dans l’histoire comme étant une génération plutôt paresseuse et pressée de faire les choses.
« On est pressé! On veut faire les choses que les vieux font. On veut sauter les étapes et passer par-dessus nos études pour avoir tout de suite un travail stable. Mais on ne peut pas faire ça… », lance Jade Langlois-Leclerc, une jeune Chamblyenne qui aura bientôt 16 ans.
Malgré les publicités, les cours de prévention et les innombrables recommandations parentales, près de 50 % des jeunes filles de 16 ans en Montérégie ont déjà consommé de la drogue, selon les données compilées par TC Média.
« Ça ne me surprend pas. De ce que j’entends et je vois, les jeunes consomment souvent », mentionne Cynthia Mongeau, de McMasterville.
Cette statistique place les filles de la Montérégie en troisième position en matière de consommation de drogues au Québec, derrière celles de la Côte-Nord (52,4 %) et du Nord-du-Québec (50 %). Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Montréal est la région ayant le plus bas taux de consommation dans la province chez les adolescentes de 16 ans, soit 30,3 %.
Plusieurs jeunes, qui consomment principalement de la marijuana, le font en se rendant en classe. « C’est triste, car l’école est quelque chose d’important et lorsque tu es ''défoncé'', tu n’es pas apte à suivre ton cours », déplore l'étudiante de Beloeil Maxim Lafrance-Côté.
Selon les quatre jeunes filles rencontrées, la consommation de drogue n’est pas le seul problème de leur génération. La malbouffe entraîne des problèmes de poids.
« C’est certain qu’il y a des jeunes qui mangent des plats congelés ou du fast-food tous les jours, constate Jade. Mais il y en a aussi qui n’en mangent pas, car leurs parents surveillent leur alimentation. »
Selon Noémy Fortin-Hurtubise, qui travaille dans un restaurant rapide, l’obésité est visible. « J’ai l’impression qu'à l’école secondaire, plusieurs adolescentes ont un surplus de poids comparativement au primaire. C’est un phénomène qui prend de l’ampleur. »
D’ailleurs, près de 20 % des jeunes montérégiennes ont un surplus de poids, une statistique qui les place en haut de la moyenne nationale (18 %).
Et le sexe dans tout ça?
Avis aux parents, le sexe fait partie de la réalité de 56,8 % des adolescentes. Cette donnée ne semble plus être une surprise.
« Oui, je pense que la réalité correspond aux statistiques. Je ne crois pas que c’est un problème. Tout dépend avec qui et de la façon que s'est fait. Quand tu es avec ton copain depuis longtemps et que vous décidez d’avoir des relations sexuelles, je ne vois pas où est le problème, peu importe l’âge que tu as », estime Maxim, ajoutant que l’important est de ne pas changer de partenaire tout le temps!
Les adolescentes disent ressentir de la pression. Selon Noémy, la majorité des garçons de leur âge ne pensent qu’à cela, contrairement aux filles qui croient en l’amour avant tout! Cette réalité a-t-elle changé au fil des générations?
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