Skatepark : cohabitation possible ou impossible?
À Beloeil, le parc de planches à roulettes, plus imposant que celui projeté à Otterburn Park, ne cause pas de désagréments, selon la municipalité.
Otterburn Park n’est pas la seule municipalité de la région à avoir eu l’idée d'aménager un skatepark. Même si quelques incidents ont au début perturbé la tranquillité du voisinage, le calme est revenu aux abords des parcs de planches à roulettes de la région.
Les villes de Mont-Saint-Hiliaire, de Beloeil et de Saint-Basile-le-Grand ont toutes un parc de planche à roulettes. Tout semble bien se passer, selon les réponses obtenues par le Vallée-du-Richelieu Express.ca.
« Ce n’est pas parce qu’il y a un skatepark que les jeunes s’y regroupent. S’il n’y en avait pas, ils se rencontreraient ailleurs, tout simplement. Nous préférons les avoir occupés autour d’une activité que de les voir traîner à ne rien faire », mentionne le directeur du Service du loisir, de la culture et des communications de Mont-Saint-Hilaire, Pierre Bergeron.
Pour l’Hilairemontaise Lyne Parent, qui habite devant le parc, la quiétude est revenue dans le secteur. « Il y a beaucoup de jeunes, alors c’est certain qu’il y a du bruit et parfois un peu de vandalisme. Mais rien de grave. Au début, le parc nous dérangeait, mais maintenant on s’est habitués. »
Le secteur autour du skatepark de Beloeil, situé sur le terrain de la Polybel, est aussi maintenant plus tranquille, selon le directeur des communications de la Ville, Louis-Jacques Pineault.
« Il y a eu des problèmes au début, car les jeunes traînaient au parc. Maintenant, tout est rentré dans l’ordre. Les jeunes finissent par se discipliner, mais il faut une présence pour faire de la surveillance », admet-il.
Selon Maxime Dionne, dont la résidence est située à côté du skatepark, les dérangements sont minimes. « Le parc n'est ouvert que durant trois ou quatre mois, ce n’est pas très grave. En fait, le bruit n’est pas plus dérangeant que celui des autos qui circulent sur le boulevard. Je n’ai jamais vu de vandalisme non plus », dit le Beloeillois.
Selon M. Pineault, aucun résidant n'a été dérangé par le parc au point de déménager. Les installations sont toutefois à bonne distance des demeures.
Certains jeunes peuvent toutefois escalader les hautes clôtures pour entrer sur le site après sa fermeture, reconnaît-il. « À l’usage, nous nous apercevons que ce n’est pas les clôtures qui empêchent les jeunes de venir après 11 h. Il y a donc un surveillant qui fait le tour des parcs en tout temps. »
Le Planchodrome de Saint-Basile-le-Grand, qui existe depuis plus de dix ans, ne cause lui non plus pas trop de désagrément. Le directeur du Service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire, Marc-André Lehoux, reconnaît qu'il ne s'agit pas d'une clientèle « facile », mais évite de faire un lien avec la consommation de drogue. Selon lui, ces problèmes existeraient, Planchodrome ou pas.
L'importance de la surveillance
Par ailleurs, les villes interrogées sont unanimes : la surveillance est primordiale. « Un préposé surveille le terrain de tennis et le skatepark. Il s’assure de faire respecter les règles et voit à ce que tout se passe bien. La police vient aussi régulièrement en plus des travailleurs de milieu » indique M. Bergeron, au sujet de ce qui se fait à Mont-Saint-Hilaire.
À Beloeil, des activités sont régulièrement organisées pour créer une dynamique positive. Un partenariat a aussi été établi avec des fournisseurs de planches à roulettes afin de présenter des ateliers et initier les jeunes aux différentes techniques du sport.
« Nous avons pris les mesures nécessaires et engager un animateur sur les lieux, en plus des ententes avec les travailleurs de milieu, dit M. Pineault. Le résultat est qu’il n’y a plus de plainte. »
Fermeture du skatepark de McMasterville
Pour sa part, la municipalité de McMasterville a déjà eu un skatepark. Peu fréquenté, le parc a toutefois été transformé en terrain de basketball.
« Les assurances exigeaient beaucoup de travaux pour rétablir la conformité des lieux. Les rénovations à faire étaient trop importantes pour le faible achalandage que nous avions. Les infrastructures de loisir ont été conservées, nous avons simplement adapté la nature du loisir afin de mieux desservir les besoins de notre clientèle d’adolescents », fait savoir la directrice générale de la Ville, Lyne Savaria.
À lire aussi : Des résidants craignent de perdre leur tranquillité
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...
LIRE LA SUITE
Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025
Le nombre de naissances d'une année à l'autre a augmenté au Québec en 2025 pour la première fois depuis 2021, mais reste bien en deçà du seuil prépandémique. Statistique Canada a recensé 78 200 naissances en 2025, soit 974 bébés de plus qu'en 2024, où 77 226 nouveaux Québécois avaient vu le jour. Le taux de fécondité a lui aussi ...
LIRE LA SUITE
Les escaliers sont bons pour le cœur
Les personnes qui montent régulièrement des escaliers pourraient présenter un risque nettement moindre de développer des problèmes cardiovasculaires et d'en mourir, conclut une nouvelle méta-analyse britannique. Les chercheurs ont analysé les données issues de neuf études antérieures portant sur la montée d’escaliers, auxquelles avaient ...
LIRE LA SUITE