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Relais pour la vie - Témoignage de Marielle Provost, survivante d’un cancer du sein

Murielle
Photo: Courtoisie

Murielle

Personne n’est à l’abri d’un cancer

Moi, je le croyais presque en 2003…

Un dimanche après-midi, à la suite d’une mammographie habituelle, le médecin m’a rencontrée pour m’annoncer que je devais aller passer d’autres examens à l’hôpital Charles-LeMoyne. À ce moment-là, je ne réalisais pas tout ce que cela impliquait. Je croyais qu’on allait m’opérer et qu’ensuite, je pourrais aller en voyage en septembre comme prévu.

Dre Sylvie Groleau m’avait demandé de lui apporter mes mammographies antérieures. Finalement, le nodule qu’on avait découvert n’était pas cancéreux. Mais à la suite de l’analyse, elle a constaté que des calcifications cachaient un cancer.

Passer une mammographie n’est pas agréable, mais je peux confirmer leur importance. Je n’ai jamais eu de signe, de douleur ou de masse qui aurait pu m’alerter. Heureusement, les mammographies avaient découvert le cancer alors qu’il se trouvait encore au stade précoce. D’autant plus que c’était un cancer qui évoluait rapidement.

J’ai dû subir trois opérations, en août, septembre et octobre avant que les tumeurs soient éliminées complètement.

Le 11 novembre 2003, il n’y avait plus de tumeur. Le cancer avait disparu. En décembre, j’ai commencé les traitements de chimiothérapie pour six mois. J’étais accompagnée de Julie, mon infirmière de recherche. Elle était vraiment à mon écoute et je pouvais lui téléphoner si j’en sentais le besoin.

Les traitements de chimiothérapie sont difficiles à supporter physiquement et psychologiquement. Dès le deuxième traitement, j’ai dû me couper les cheveux, car ma tête était terriblement douloureuse. Le simple fait de me toucher les cheveux était devenu insoutenable.

Les traitements nous affaiblissent et la fatigue vient d’un coup. Mon système immunitaire était trop bas et j’ai dû être en isolation à l’hôpital. Puis, avec l’aide du CLSC, j’ai dû me donner des injections durant quatre mois afin de renforcer mon organisme. L’inquiétude de ne pas recevoir tous les traitements me gagnait, car je craignais que ce ne soit pas suffisant pour guérir.

J’apprécie ma chance d’avoir été très bien entourée de ma famille et de mes amis. Présentement, après huit ans, je vais très bien et la vie continue pour le meilleur et pour le plus longtemps possible !

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