Plus de sauveteurs pour plus de sécurité sur le mont Saint-Hilaire
De gauche à droite : le lieutenant Éric Bouchard, responsable de l'équipe, ainsi que le responsable adjoint Sylvain Roger et les techniciens Raphael Larose et Bruno Roy. (Photo : Luc Giard)
Quel plaisir que d’aller se promener sur le mont Saint-Hilaire ! La vue y est splendide. Mais parfois, malheureusement, une belle sortie familiale peut se transformer en cauchemar lorsqu’un accident survient. Pour les aider dans leurs interventions, les patrouilleurs de l’Université Mc Gill peuvent compter sur l’équipe de sauvetage en structures élevées de Mont-Saint-Hilaire, qui a pris du volume et compte désormais 25 techniciens pour assurer la sécurité des marcheurs.
« Depuis 2000, nous étions 18 techniciens en sauvetage. Et comme le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter, nous avons demandé des techniciens des villes voisines », explique Éric Bouchard, lieutenant et responsable de l’équipe de sauvetage du Services de la sécurité incendie de Mont-Saint-Hilaire.
Grâce à l’entraide entre les différents services incendies, l’équipe de sauvetage en structures élevées regroupe aujourd’hui 25 techniciens, soit 18 de Mont-Saint-Hilaire, cinq de Beloeil et deux d’Otterburn Park. Ils viennent ainsi en aide aux randonneurs en difficulté dans la montagne.
« Augmenter nos rangs de pompiers était nécessaire car l’été, avec les vacances des uns et des autres, nous étions souvent le minimum requis, soit 10 techniciens par intervention », indique le lieutenant Bouchard.
Interventions multiples
La majorité des interventions, soit 95 %, ont lieu dans la montagne. Il s’agit le plus souvent de personnes coincées dans la falaise ou qui se sont blessées au sommet ou dans les sentiers.
« En 15 ans, nous avons effectué 150 sauvetages, que ce soit des personnes qui se blessent en faisant de l’escalade ou de jeunes téméraires qui empruntent des sentiers interdits, fait savoir Éric Bouchard. Nous intervenons aussi pour des randonneurs ayant eu un malaise respiratoire ou cardiaque. Nous venons également en aide aux personnes égarées dans la montagne et, parfois, nous assistons les policiers pour des suicides. »
La sécurité avant tout
Pour venir en aide aux randonneurs, les sauveteurs doivent être durement entraînés. « Nous ajoutons entre 30 et 40 heures de pratique annuellement pour le travail en hauteur. L’entraînement est très important car, en moyenne, les opérations durent de deux à trois heures. La plus longue que j’ai connue a duré 18 heures. Il s’agissait de sept jeunes coincés dans la montagne en pleine nuit », raconte M. Bouchard.
Une fois en montagne, l'intervenant est entièrement autonome. L'équipement et le cordage pèsent pas moins de 75 livres en moyenne. « Notre métier demande une excellente forme physique et mentale. Notre travail est périlleux et c’est pour cette raison que la sécurité des lieux est importante », mentionne le lieutenant Bouchard.
Toutes les pièces d'équipements, de même que les cordes, sont inspectées régulièrement. « La moindre erreur peut être fatale », ajoute-t-il. Les hommes araignées qui escaladent les parois de la falaise pour venir en aide aux personnes en détresse sont tous des pompiers à temps partiel.
Quand la situation est plus complexe, l’équipe de sauveteurs demande le soutien de la Sûreté du Québec, qui peut intervenir par hélicoptère. La caserne de Saint-Hyacinthe peut également aider car elle dispose aussi d’une équipe de sauveteurs.
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