Le prix élevé de l'essence n'affecte pas la vente de véhicules récréatifs
Avec les fortes hausses du coût de l'essence que nous subissons depuis quelques mois, certains consommateurs cherchent de plus en plus des véhicules économiques à la pompe. Les véhicules récréatifs, reconnus pour leur grande consommation d'essence, sont à coup sûr affectés par cette situation. Toutefois, du côté des motorisés et des roulottes, les ventes sont à la hausse.
« En tous cas, chez nous, les ventes continuent de progresser », lance Serge Trudeau, directeur des ventes chez VR St-Cyr, à Saint-Mathieu-de-Beloeil. Celui-ci explique entre autres la situation par la valeur actuelle du dollar canadien. « En 2002, le coût moyen d'un motorisé était de 162 000 $ en raison de la différence de notre dollar avec celui des Américains. Aujourd'hui, nous pouvons nous permettre de vendre le même véhicule pour 100 000 $. »
Une autre raison expliquant le fait que le coût de l'essence a peu d'impact sur la vente de roulottes et de motorisés est que bien des gens utilisent ses équipements mais sans pour autant faire énormément de kilométrage. « Plusieurs de nos clients nous disent qu'ils font tout au plus une heure de route pour aller camper. Une fois rendus, ils ont un toit au-dessus de la tête et plusieurs commodités que l'on ne retrouve pas dans une tente ou une tente-roulotte. C'est très différent d'un bateau de plaisance dont le principal objectif des acheteurs est de naviguer sur de longues distances. »
Interrogé à ce sujet, Marc Jodoin, directeur de la marine Thomas Marine, à Saint-Charles-sur-Richelieu, indique que son entreprise n'a jamais vécu de baisse de vente en raison du prix élevé de l'essence. « Actuellement, je dirais plus que c'est le mauvais temps qui est notre principal ennemi. Nous n'avons jamais connu une saison nautique qui débute aussi tard. »
M. Jodoin rappelle qu'il y a deux ans, le prix du litre d'essence était monté à 1,50 $ et que cela n'avait pas eu de conséquences significatives sur la vente de bateau. « Je ne vois pas pourquoi cela serait différent cette année. Les acheteurs se doutent bien que comme en 2009, les prix vont descendre éventuellement. »
Jacques Picard, directeur de la Marina Saint-Mathias, confirme que le prix de l'essence n'a pas d'impact négatif sur la vente de bateaux. Il précise que les acheteurs vont s'ajuster différemment à ce type de situation. « Ce que nous constatons, c'est que les navigateurs vont faire moins de kilométrages avec leur embarcation, mais cela ne les empêchent pas d'en acheter. D'autres vont même inviter des amis à voyager avec eux pour partager les coûts de déplacement. »
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