L'hyperactivité, une réalité parfois difficile à gérer
L'hyperactivité et le déficit d'attention chez les enfants sont de plus en plus diagnostiqués. On connaît davantage ces troubles de déficit de l'attention qui affectent une fille pour quatre garçons au Québec.
Loin d'être un phénomène nouveau, l'hyperactivité est une réalité dans le milieu scolaire qui semble de mieux en mieux outillé. La travailleuse sociale Chantal David explique que ça ne fait pas plus de dix ans que l'on reconnaît que l'hyperactivité n'est pas un caprice, mais bien quelque chose de réel. « Les mentalités commencent tout juste à changer. On ne considère plus l'hyperactivité comme une honte. C'est certain que lorsqu'on parle d'un problème qui se trouve dans la tête, c'est toujours plus difficile à accepter. Heureusement, les professeurs et parents ont davantage accès à de l'information sur le sujet, ce qui permet de dédramatiser, mais aussi de pouvoir aider davantage les enfants qui en sont atteints. »
La réalité scolaire
Mme David explique que les enfants hyperactifs qui fréquentent l’école doivent avoir accès à plusieurs ressources pour réussir à fonctionner correctement. « Dans bien des cas, la meilleure aide est de lui donner un médicament comme le Ritalin ou le Concerta. Avec ça, l'enfant s’apaise, car la médication comble la stimulation. Ça peut faire toute la différence en classe et ça permet à l'enfant d'arrêter de vivre des échecs sans arrêt.»
Manon, la mère d’une jeune hyperactive qui désire garder l’anonymat, soutient qu’un des problèmes vécus par rapport à l'hyperactivité, est le manque de coopération de certains parents. « Il y en qui refuse d'admettre les problèmes vécus par leur enfant. D'autres refusent carrément que leur enfant soit sous médication. C'est dommage parce que, pris avec modération, ce type de stimulant donne de bons résultats», explique–t’elle.
Pour assurer la réussite d’un enfant hyperactif dans le milieu scolaire, Chantal David ajoute que les professeurs doivent travailler en étroite collaboration avec les parents et établir un lien significatif avec l’enfant. « Une fois le lien de confiance créé, il est plus facile de saisir le profil de l'enfant et de faire ce qu'il faut pour l’aider.» Elle conclut en soulignant qu’avec ce type d’enfant, il est essentiel de répéter les directives et d’établir un contact visuel régulier. « L’enfant doit également sentir des limites et des frontières claires de la part du personnel de l’école. Il faut également accepter de réduire la tâche de ce dernier qui aura tendance à se décourager et à décrocher.»
Les caractéristiques de l’enfant hyperactif
Selon le guide Le déficit de l'attention et l'hyperactivité en 32 questions, publié en 2005 par le magazine Enfants-Québec, 7 à 10 % des garçons entre 4 et 11 ans et 3 % des filles du même âge, sont atteints d'un déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité. Les garçons seraient plus nombreux à être de type hyperactif et impulsif et les filles, plus nombreuses à être de type inattentif.
L'enfant hyperactif se reconnaît entre autres par le fait qu'il a de la difficulté à tenir en place 2 minutes. Il remue souvent les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège. Il a souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisir. Il a souvent du mal à attendre son tour et laisse souvent échapper la réponse à une question qui n'est pas encore entièrement posée. Il interrompt souvent les autres ou impose sa présence.
Parfois, l'enfant hyperactif est agressif. Il a une faible tolérance à la frustration, a des accès de colère, est entêté et autoritaire. Il insiste fréquemment et avec excès à ce que ses demandes soient satisfaites. Il a une faible estime de soi.
Déficit d'attention
De son côté, l'enfant qui a un déficit d'attention se reconnaît par le fait qu'il ne parvient souvent pas à prêter attention aux détails. Il a souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux. Il semble souvent ne pas écouter quand on lui parle personnellement. Il perd souvent ses jouets et les objets nécessaires à son travail scolaire. Il se laisse aussi distraire facilement par des stimulus externes et a des oublis fréquents dans la vie quotidienne.
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