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Serment au roi: «de loi le forum le plus hostile» à PSPP

Serment au roi: «de loi le forum le plus hostile» à PSPP
Photo: La Presse Canadienne, 2023

QUÉBEC — Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a rencontré «de loin» son auditoire le plus hostile lors de sa tournée en Europe qui se termine officiellement samedi.

Devant un auditoire britannique, il a abordé la saga de la fin du serment obligatoire au roi Georges III pour les élus de l'Assemblée nationale et cela n'avait rien de facile, a-t-il conclu dans une entrevue avec La Presse Canadienne publiée samedi. 

Le leader du Parti québécois (PQ) est en effet allé prononcer un discours au Nuffield College de l'Université Oxford, où il a étudié autrefois, au Royaume-Uni. 

«Je ne peux pas dire que l'accueil était chaleureux», a-t-il confié en retenant son rire.

«C'était de loin le forum le plus hostile que j'ai rencontré, mais quand même de haut niveau intellectuel, de sorte que les questions pointaient vers une critique de mon action politique, mais pour autant étaient respectueuses, intelligentes, donc ça a honnêtement provoqué de bonnes discussions.»

Le même enjeu a provoqué beaucoup d'intérêt et de curiosité en Écosse, région du Royaume-Uni dirigée par un gouvernement indépendantiste où M. St-Pierre Plamondon a fait un arrêt aussi durant sa tournée. 

Les députés du parlement écossais doivent prononcer un serment au monarque une fois élus — tout comme les élus de l'Assemblée nationale devaient jusqu'en décembre. 

«En Écosse il y avait une passion pour la question du serment au roi, a expliqué M. St-Pierre Plamondon qui a accordé des entrevues à trois des quatre grands journaux d'Écosse. Vraiment, ça prenait autant de place que l'indépendance dans les discussions des journalistes.»

Les trois députés du Parti québécois (PQ) avaient refusé de prononcer le serment obligatoire après les élections d'octobre et la présidence leur avait donc interdit de siéger, jusqu'à ce que les autres partis adoptent une loi en décembre rendant le serment facultatif.

Patrice Bergeron, La Presse Canadienne