Des pourvoyeurs du N.-B. s'opposent à toute interdiction aux chasseurs américains
FREDERICTON — La pression s'intensifie sur la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, pour qu'elle abandonne son projet de riposter aux droits de douane américains en empêchant les citoyens américains d'obtenir des permis provinciaux de chasse et de pêche.
Clay Harrison, président de l’association Guides et pourvoiries unis du Nouveau-Brunswick, estime que toute mesure visant à empêcher les étrangers de chasser et de pêcher aurait des conséquences désastreuses pour les pourvoyeurs locaux.
M. Harrison a précisé qu'environ 85 % des clients du secteur proviennent des États-Unis, certaines entreprises locales dépendant même exclusivement de la clientèle américaine.
Une étude de la Fédération canadienne des associations des pourvoiries indique que, sur les 8,9 millions $ dépensés au Nouveau-Brunswick par les clients des pourvoyeurs venus chasser et pêcher en 2017, 7,3 millions $ provenaient de clients étrangers.
Scott Ellis, vice-président de la fédération, a indiqué que le secteur a continué à prospérer malgré la guerre commerciale.
Il croit qu’une interdiction des permis ne ferait que nuire aux Canadiens.
«Si cette idée farfelue venait à faire son chemin, cela aurait un impact dévastateur sur les entreprises touristiques de tout le pays», a mentionné M. Ellis lors d’une entrevue.
Eli Ridder, La Presse Canadienne

